Actualité : la Fondation Volontaires d’Afrique offre 102 machines à coudre modernes au centre d’apprentissage et d’incubation des métiers à confection de Taouyah

22/5/2020

Dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la COVID-19 en Guinée, la Fondation Volontaires d’Afrique, un organisme panafricain à vocation humanitaire basé au Mali et présidé par l’opérateur économique Samba Bathily a offert jeudi, 102 machines à coudre modernes au centre d’apprentissage et d’incubation des métiers à confection de Taouyah, dans la commune urbaine de Ratoma.

L’appui de cette fondation panafricaine s’inscrit dans la logique d’accompagner le gouvernement guinéen pour la formation de plus de 300 jeunes filles et garçons guinéens afin qu’ils puissent confectionner plus de 300 000 masques de protection contre le coronavirus.

La cérémonie de présentation dudit don au centre a réuni les autorités communales et gouvernementales représentées par le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes Mouctar Diallo et les partenaires au développement dont le bailleur de fonds lui-même en l’occurrence le président de la Fondation volontaire d’Afrique et PDG du groupe d’investissement panafricain « Africa Development Solutions (ADS), M. Samba Batilly, ainsi que de plusieurs autres invités de marques.

Dans son discours de circonstance, le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a salué le financement de ce projet en faveurs des jeunes, grâce à la mise en œuvre du partenariat public-privé (PPP) entre son département ministériel et la Fondation volontaires d’Afrique.

Face l’urgence sanitaire dans la riposte contre la COVID-19, le centre de Taouyah qui vient ainsi d’être rendu opérationnel va servir de centre de formation pour des jeunes dont une majorité des filles, qui auront la charge de confectionner des masques tout en faisant la promotion des tissus locaux de nos artisans.

« L’initiative de la fondation volontaires d’Afrique constitue une importante contribution à la mise en œuvre du plan national de riposte contre la COVID-19 présenté par le Premier ministre Dr Kassory Fofana, avec les orientations du président de la république Pr Alpha Condé », a dit le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

Au nom du gouvernement guinéen et du président de la république, le ministre a remercié le président de la fondation Volontaires d’Afrique pour son appui à la lutte contre la pandémie du COVID-19, mais aussi pour la promotion des métiers locaux et pour l’emploi des jeunes guinéens.

Estimé à plusieurs milliards de nos francs guinéens, ce centre doté en machine à coudre moderne permettra à des milliers de jeunes filles d’apprendre un métier avec lequel elles pourront vivre dignement dans la pratique de leur profession.

Interrogé par la presse nationale et internationale sur ses motivation à financier les projets pour les jeunes en Afrique, Monsieur Samba Bathily a annoncé que ce projet a commencé il y a deux ans avec comme ambition la mise en place des centres pour les métiers de confectionnèrent dans une douzaine de pays africains dont la Guinée, le Mali, le Sénégal etc.

Toutefois, selon M. Bathily, avec la survenue de la pandémie de coronavirus en Afrique et qui fait des ravages, sa fondation (Fondation Volontaires d’Afrique) eu égard à sa responsabilité sociétale, a décidé appuyer les pays africains où elle (la fondation) évolue pour la lutte contre cette pandémie.

La première phase du projet a été déjà lancée au Mali, la deuxième étape en cours en Guinée et l’étape suivante sera le Sénégal et les autres pays suivront au fur et à mesures.

« En ce qui concerne le projet en Guinée, ma fondation a décidé d’appuyer le centre pour la formation des 300 jeunes par des experts pour la production d’au moins 300 000 masques pour la lutte contre la COVID-19 », a dit Samba Bathily.

De même, la fondation se charge également du payement des primes d’encouragements journaliers de 50 000 francs guinéen pour les jeunes apprenants guinéens. Ce qui fait 1 500 000 Frans guinéens par mois et par jeune.

L’opérateur économique malien a réitéré son engagement à œuvrer pour la valorisation des couturiers africains afin d’apporter une plus-value à ces professionnels de la mode et de la couture sur le continent africain. Toute chose qui s’inscrit dans l’élan de solidarité et de promotion de la main d’œuvre locale africaine.

« Cela permet de mettre en valeurs les jeunes couturiers et design d’Afrique », a dit Samba Batilly qui a rappelé qu’en France la mode fait une économie de plus de 150 milliards d’euros, soit plus d’économie générée par le secteur d’automobile et celui de l’aviation réuni.

A propos de la COVID-19, l’homme d’affaire panafricain a affirmé que cette pandémie est aujourd’hui une réalité dont fait face tous les pays africains. Il a suggéré qu’il faut surtout penser au post Covid, car selon lui, cette pandémie est un problème de santé mais qui risque d’être un problème économique.

D’où la nécessité pour lui de faire en sortie que la production des masques en Afrique soit possible « il faut que les africains apprennent du COVID ».

En outre, M. Bathily a estimé que cette initiative vise à favoriser la production locale, car dit-il, « il n’est pas normal qu’après 60 ans d’indépendance que les pays africains importent encore des masques de protection de la Chine. Il n’y a rien de sorcier. Il ne s’agit pas de fabriquer un avion. Il s’agit juste de fabriquer des masques », a-t-il ironisé.

Par ailleurs, il a noté que la COVID-19 doit amener les africains à réfléchir à la production locale qui est très importante pour les économies africaines, car il s’agit là d’une question d’emploi et donc de sécurité nationale.

A la question de savoir si sa fondation va continuer à appuyer les Etats africains dans la mise en œuvre de leur politique en matière d’emploi pour les jeunes, le PDG de l’ADS et président de la fondation volontaires d’Afrique a répondu en ces termes :

« Nous avons toujours appuyé la jeunesse dans tout ce qu’on fait. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Nous appuyons toute initiative qui vise à créer de l’emploie, parce qu’on a compris que c’est ce qui crée de la richesse. Tant qu’on ne crée pas de l’emploi dans nos pays, on a un problème de sécurité nationale. Parce que c’est l’emploi qui permet à quelqu’un de vivre dans la dignité. Et quand quelqu’un n’a rien à perdre, cela donne une porte ouverte au chao. Donc pour nous, l’emplois c’est une question de sécurité nationale et dans tous les pays où nous travaillons on essaie de favoriser l’emploi locale ».

Compte rendu de
Lansana Camara
Pour www.conakrylive.info

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