Politique : « Personne ne travaillera le lundi, je demande une grève illimitée et on ne demandera aucune autorisation à aucune autorité », indique Ousmane Gaoual Diallo

10/10/2019

Le débat sur la nouvelle constitution devient de plus en plus inquiétant en République de Guinée. Le FNDC s’oppose à toute idée de changement de constitution et maintien son appel à des manifestations de rue le lundi 14 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire nationale ainsi qu’à l’extérieur.

Les partis politiques membres dudit front entendent par la même occasion dénoncer le chronogramme et les conditions dans lesquelles se préparent les élections législatives du 28 décembre 2019 procahin.

Invité lundi, 10 octobre 2019 dans une radio privée de la place, l’honorable Ousmane Gaoual Diallo a indiqué qu’il « n’est plus possible de s’asseoir autour de la table, de discuter pour une issue favorable », car dit-il l’issue ça sera pour l’observation de la loi.

Plus loin, le député de l’UFDG a précisé qu’il est incompressible pour eux et pour l’immense majorité des guinéens qu’on commence le processus électoral alors que les dernières élections ne sont pas achevées.

Parlant du scrutin du 28 décembre de cette année, il dira « nous ne nous préoccupons plus de ce scrutin, nous sommes là dans, on ne se préoccupe plus de savoir ce que la CENI fait dès l’instant que les commissaires se sont levés pour vous faire toute la démonstration en disant que ce processus n’est pas opérationnel, il n’est pas réaliste ».

Et c’est pourquoi, il ajoute en ces termes « à partir du lundi, c’est une rupture qui va s’engager entre nous et ceux qui sont entrain de vouloir mener ce pays en bateau. On n’acceptera plus rien », a-t-il fait savoir aux journalistes.

Par ailleurs, il a aussi fait comprendre que les pistes possibles qui peuvent amener les uns et les autres à s’entendre sur l’essentiel sont entre autres : renoncer à l’idée de nouvelle constitution dans notre pays, le respect de la loi, notamment l’achèvement du processus électoral communal, et revenir sur le décret interdisant les manifestations.

Selon lui, le point le plus grave c’est l’idée de cette nouvelle constitution « Il faut que les choses se fassent de façon raisonnable, on veut qu’on sorte des élections libres et transparentes. La Guinée n’a aucun fouet derrière lui pour dire allons vite aux élections’’, a ajouté le chargé à l’information de l’UFDG.

Concernant la déclaration du ministre Bourema Condé, il dira que c’est son arrêté qui est une menace à la paix.

« Le fait de ne pas respecter la constitution en voulant une nouvelle constitution c’est une menace à la paix. C’est la violation de la loi qui constitue une menace à la paix. Non pas ceux qui veulent défendre ce processus ».

« Personne ne travaillera le lundi je demande une grève illimitée à toute la population. Et on ne demandera aucune autorisation à aucune autorité », a souligné Ousmane Gaoul.

Selon le député de l’UFDG, Il y aura manifestations jusqu’à nouvel ordre sans même définir un calendrier de manifestation.

Mahawa Bangoura
666 112 306
pour www.conakrylive.info

COMMENTAIRES

Menu

Contact Us

Votre message a t envoy!
Merci pour votre intrt.