Violences post-électorales en Guinée: Disparu l’an passé, Naby Moussa Camara, activement recherché

4/1/2018

Le lendemain des élections nationales en Guinée est souvent synonyme de violences, de morts, de portés disparus. Si des statistiques officielles relatives aux nombres de violentés et de portés disparus n’existent pas, il est cependant reconnu que les répressions, les violences en Guinée, ont fait plus de 113 morts. Inutiles de dire que les agents des forces de sécurité (policiers et gendarmes), font un usage excessif de leurs armes dans leur mission, pour notamment contenir les manifestants.

Les affrontements entre partisans de l’opposition et de la mouvance présidentielle sont également lésions. Les derniers cas de violences remontent à l’année dernière, après la publication des résultats des élections locales du 4 février.

Des heurts ont éclaté entre policiers anti-émeutes et partisans de partis politiques à Conakry. Selon des chiffres officiels, les violents affrontements entre partisans de l’opposition et des agents de maintien d’ordre ont fait pas moins de sept morts dont un gendarme qui a reçu un coup de pierre sur le crâne. Le nom d’un certain Naby Moussa Camara est revenu sur toutes les lèvres d’un groupe de manifestants déjà condamné à une peine de prison.
Naby Moussa Camara a été accusé d’avoir été l’auteur du jet de pierre qui a coûté la vie au gendarme. Si l’identité complète de Naby Moussa Camara n’est pas donnée, des proches de sa famille qui le recherchent actuellement indiquent qu’il est diplômé et qu’il était enseignant stagiaire au Lycée 3 avril de Kankan, dans la région de la Haute-Guinée, à 662 kilomètres à l’Est de Conakry, la capitale guinéenne.
A en croire un membre de sa famille, il est aussi activement recherché par les forces de sécurité, en tant que présumé auteur de la mort d’un des leurs.

Apparemment, pour sauver sa vie, Naby Moussa Camara, a quitté la Guinée pour une destination inconnue par sa famille. Du moins pour le moment.
Les conséquences de l’insécurité se mesurent par le nombre de morts, de blessés graves (certains d’entre eux son handicapés à vie) et de portés disparus dont au moins un journaliste, en la personne de Chérif Diallo, reporter à Espace TV du Groupe Hadafo Media, disparu de façon mystérieuse, le 23 juillet 2015. Jusqu’à date, sa famille ne sait ni les motifs ni les circonstances de sa disparition pour en faire le deuil. La famille de Naby Moussa Camara ne souhaite pas vivre une telle situation.
Toujours est-il que les auteurs des répressions de manifestants à Conakry et à l’intérieur du pays ayant entraîné la mort de plus de 100 personnes n’ont été jusque-là ni identifiés ni poursuivis, encore moins jugés par la justice que des opposants au régime d’Alpha Condé accusent d’être « aux ordres ».

En atteste les auteurs des crimes du 28 septembre 2009 dans un stade éponyme à Conakry qui avaient fait, selon des chiffres des Nations-Unies, 150 morts, plus d’une centaine de femmes violées et de nombreux portés disparus. Curieusement des inculpés dans ce dossier sont promus à des postes jusqu’à la Présidence de la République.
La Rédaction
www.conakrylive.info

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