G5 Sahel : Des ambulances équipées pour le bataillon burkinabè

24/3/2021

La « Force conjointe » a été créée en 2017 par les pays du G5 Sahel pour mutualiser leurs efforts de lutte contre le terrorisme, le crime transfrontalier organisé et les trafics d’êtres humains.

Tunis (dpa) - Le bataillon burkinabè de la « Force conjointe » relevant du Groupe des cinq pays du Sahel africain (G5 Sahel) a été équipé de quatre ambulances avec du matériel médical complet. Il s’agit d’un don de l’Union européenne (UE) s’inscrivant « dans le cadre de son appui aux Forces armées du Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme », a annoncé l’UE. La livraison de ces véhicules médicalisés fait partie de la deuxième phase de financement de la Force conjointe, qui s’étend de 2020 à 2022.

« Cette deuxième tranche, d’une enveloppe globale de 9 millions d’euros, permettra d’aller plus loin dans la coopération militaire entre l’UE et le Burkina Faso », a déclaré l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Wolfram Vetter. Par ailleurs, une équipe de la Mission de formation de l'UE (EUTM) devrait séjourner bientôt au Burkina afin d’aider à renforcer les capacités techniques des forces armées nationales, a-t-il annoncé.

La première tranche de l’appui au bataillon burkinabè de la Force conjointe du G5 Sahel avait permis, entre autres, de doter les forces armées nationales de six véhicules blindés, de 150 équipements de protection individuelle et de matériel de lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI), a-t-on rappelé. Outre la coopération régionale, l’UE et le Burkina Faso entretiennent une coopération bilatérale étroite en matière de lutte contre l’insécurité.

La Force conjointe a été créée le 6 février 2017 par les pays du G5 Sahel – Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso – en vue de mutualiser leurs efforts pour lutter contre le terrorisme, le crime transfrontalier organisé et les trafics d’êtres humains au Sahel. Après quatre ans d’existence, elle est encore loin d’atteindre sa pleine capacité opérationnelle et d'enrayer la menace terroriste, à cause de l’insuffisance en matière d’équipements notamment lourds, de la défaillance au niveau de la logistique et du manque de financement.

En 2020, le terrorisme a continué de gagner du terrain au Sahel où 4250 personnes ont été tuées lors d'attaques menées par des groupes djihadistes, selon le Centre d’études stratégiques de l’Afrique(ACSS), un organisme du Département de la défense des États-Unis.

dpa

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