Mali : Des Imams formés pour lutter contre l’extrémisme

31/3/2021

Dénuement et marginalisation, accentués par la faiblesse des pouvoirs publics, figurent parmi les principales raisons qui poussent les jeunes africains vers l’extrémisme violent.

Tunis (dpa) - Une formation sur la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation chez les jeunes, a été dispensée à des imams, prêcheurs et maîtres d’écoles religieuses du Mali. Cette formation de 20 jours a été initiée par le département éducation, science et culture de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ayant pour thème la « prévention de l’extrémisme violent et la radicalisation dans l’espace CEDEAO », la formation a porté sur l’amélioration des contenus éducatifs des enseignements et des prêches destinés aux jeunes.

L’objectif est de renforcer les capacités des imams, prêcheurs et maîtres des écoles « medersa » et « coraniques » sur la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation dans l’espace communautaire, a annoncé la CEDEAO. La formation a pris fin sur une série de recommandations formulées par les participants, a-t-on indiqué. Il s’agit de la démultiplication des sessions de formation à l’endroit d’autres imams, maîtres coraniques et de médersas, et de la prise en compte, dans ce type d’activités, d’autres acteurs sociaux comme les femmes, les « personnes ressources » et leaders religieux.

Il s’agit également de la traduction du Manuel de référence de la CEDEAO dans les langues les plus parlées de la Communauté, de la mise en place d’un réseau des leaders religieux de l’espace CEDEAO pour la paix, et de l’extension de la formation à tous les pays de la CEDEAO. La formation s’inscrit dans le cadre d’un programme mis en place par la CEDEAO, depuis 2017, pour contribuer à la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest.

Ce programme de formation a été mis en place pour couvrir quatre Etats membres de la CEDEAO, à savoir : le Burkina Faso, le Niger, le Nigéria et le Mali. Il vise principalement à outiller les leaders religieux sur l’éducation à la culture de la paix, tout en mettant en avant le rôle qu’ils peuvent jouer pour la paix et le vivre ensemble dans la Région.

Dénuement et marginalisation, accentués par la faiblesse des pouvoirs publics, figurent parmi les principales raisons qui poussent les jeunes africains vers l’extrémisme violent, selon une étude du PNUD, intitulée « Sur les chemins de l'extrémisme violent en Afrique : moteurs, dynamiques et éléments déclencheurs ». Se fondant une enquête auprès de 495 recrues volontaires d’organisations extrémistes telles que Al-Shabaab et Boko Haram, cette étude révèle également que les actes de violence ou d’abus de pouvoir supposés de la part de l’État constituent souvent l’élément déclencheur de la décision de rejoindre un groupe extrémiste.

Source: DPA

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