Afrique francophone : Un réseau pour l’avortement sans risque

2/10/2021

L’une des priorités de ce réseau sera de veiller à ce que les politiques et les programmes « soient conçus avec les femmes et les jeunes de la région ».

Un réseau œuvrant pour l’avortement sécurisé a été lancé simultanément dans dix pays d’Afrique francophone, le 28 septembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l'avortement sans risque. Baptisé Organisation pour le Dialogue pour l’Avortement Sécurisé (ODAS), ce réseau couvre le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Togo et la République démocratique du Congo (RDC).

L’ODAS est une initiative de l’Ipas, une ONG internationale travaillant à améliorer l'accès à des avortements sûrs à l'échelle mondiale. Elle réunira des représentants de gouvernements, des prestataires de santé, des groupes de jeunes, des réseaux féministes, des associations professionnelles et des ONG, a fait savoir l’Ipas qui « apportera (à l’ODAS, ndlr) un soutien opérationnel sur mesure pendant les trois premières années ».
« Nos efforts viseront à répondre aux besoins des femmes et des jeunes filles en matière de santé reproductive (…) et à réduire les obstacles aux soins tels que la stigmatisation, les lois restrictives, le manque de personnel de santé qualifié et le manque de connaissances en matière de santé reproductive », a dit Rouguiatou Balde, directrice de l’ODAS.
L’Afrique francophone connait « un vaste besoin non satisfait » en matière de soins d’avortement sécurisé, selon une évaluation d’Ipas effectuée en 2015. Il y a plus de 1,8 million d'avortements à risque en Afrique de l'Ouest chaque année, d'après la même source.
« Même s’il existe dans la plupart des pays des dispositions légales relatives à l’avortement (…), ces lois ne se sont pas traduites en services réels pour les femmes. Il existe également de fortes oppositions culturelles, religieuses et politiques aux soins complets d’avortement, en plus d’autres obstacles », a fait remarquer l’ONG internationale.
L’initiative s’appuiera sur le cadre de travail intitulé « Vers un écosystème durable de l’avortement » et veillera à ce que les politiques et les programmes « soient conçus avec les femmes et les jeunes de la région ». « C’est un moment révolutionnaire », a déclaré le directeur d’Ipas pour l’Afrique francophone, Sosthène Dougrou. « Pour la première fois, nous allons rassembler dans toute leur diversité ceux et celles qui travaillent pour le droit à l’avortement dans toute la région », a-t-il dit.
« Lorsque les femmes se heurtent à des obstacles pour obtenir un avortement rapide, abordable et sûr, elles ont souvent recours à des avortements non sécurisés », a indiqué l’OMS, le 28 septembre à l’occasion de la Journée internationale pour l'avortement sans risque. Les pays en développement supportent de manière disproportionnée la charge de 97 pour cent de tous les avortements à risque au monde, a déploré l’agence onusienne spécialisée.
dpa

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