
La Maison des jeunes du quartier Hafia 2, dans la commune urbaine de Dixinn, a servi de cadre, ce samedi 4 juillet 2026, au lancement officiel des cérémonies de déclaration publique d’abandon des mutilations génitales féminines (MGF) et des mariages d’enfants (ME) au profit des populations des quartiers Hafia 2 et Minière Centre.
Cette initiative du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités est mise en œuvre par l’Inspection régionale de la Femme, de la Famille et des Solidarités, avec l’appui technique et financier de plusieurs partenaires au développement, notamment le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation non gouvernementale « Mon Enfant, Ma Vie ».
La cérémonie a mobilisé une importante délégation composée des populations des deux quartiers concernés, des autorités locales, des chefs de quartiers de Hafia 2 et de Minière Centre, des responsables de la commune de Dixinn, des représentants du Gouvernorat de la ville de Conakry ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Prenant la parole au nom des autorités communales de Dixinn, le Directeur des ressources humaines (DRH), Sâa Samuel Ifono, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa commune pour accueillir cette importante cérémonie.
« Cette journée est historique. Elle symbolise la volonté, le courage et la responsabilité des populations de notre commune de protéger les droits des filles et de construire un avenir fondé sur le respect de la dignité humaine, la santé et l'égalité des chances », a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu'« une fille éduquée et épanouie est une richesse pour sa famille, pour sa communauté et pour toute la nation ».
Le représentant de la commune a également exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers qui accompagnent les initiatives communautaires visant l’abandon des pratiques néfastes et la promotion des droits des enfants.
Selon lui, « les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants ne constituent pas seulement un problème de santé publique ; ils représentent aussi de graves violations des droits humains, compromettant l’éducation, le développement personnel et l’avenir de milliers de filles ».
S’exprimant au nom du gouverneur de la ville de Conakry, le secrétaire général de la commune de Dixinn, Moussa Sanguiana Camara, a salué l’importance de cette initiative qui contribue à renforcer la lutte contre ces pratiques au sein des communautés.
Il a rappelé que, malgré les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, les mutilations génitales féminines et les mariages précoces continuent de faire de nombreuses victimes dans le pays.

Représentant la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, l’Inspectrice régionale, Mme Fofana Finie Sylla, a souligné que les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants demeurent des pratiques déshumanisantes qui affectent gravement les femmes et les jeunes filles.
« En dépit de toutes les actions entreprises par l'État pour éradiquer ces fléaux, force est de constater que ces normes sociales persistent encore dans plusieurs de nos communautés », a-t-elle regretté.
Selon elle, ces pratiques ont des conséquences dramatiques sur la santé, l'éducation, le bien-être et l'avenir des victimes, d'où la nécessité d'une prise de conscience collective afin de les abandonner définitivement.
« Le Gouvernement, à travers notre département, œuvre sans relâche pour la promotion et la protection des droits des femmes et des enfants. Chaque femme compte et chaque enfant constitue un trésor qu'il nous appartient de protéger », a-t-elle affirmé.
Mme Fofana Finie Sylla a également rendu hommage au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi qu'au Premier ministre, Amadou Oury Bah, pour les politiques et stratégies mises en œuvre en faveur de la promotion et de la protection des droits des femmes et des enfants en Guinée.
Au nom des communautés bénéficiaires, les chefs de quartiers de Hafia 2, Youssouf Camara, et de Minière Centre, Aboubacar Sylla, ont pris l'engagement d'œuvrer activement à l'abandon des mutilations génitales féminines et des mariages d'enfants dans leurs localités respectives.
À cette occasion, une convention communautaire d'abandon de ces pratiques a été signée par les responsables locaux, marquant leur engagement à sensibiliser les populations et à mobiliser l'ensemble des acteurs communautaires en faveur de l'élimination des mutilations génitales féminines et des mariages d'enfants.
Il convient de rappeler que ces cérémonies de déclaration publique d'abandon se poursuivront dans les communes de Matoto et de Matam au cours des prochains jours.
Junior Soumah
Pour www.conakrylive.info
