
La deuxième journée de déclaration publique d’abandon des mutilations génitales féminines (MGF) et des mariages d’enfants (ME) s’est tenue ce dimanche 5 juillet 2026 dans les quartiers Matoto Centre et Matoto Marché, relevant de la commune de Matoto.
Cette rencontre a mobilisé une importante participation des populations des deux quartiers, des autorités communales, des représentants des partenaires techniques et financiers ainsi que des responsables du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, notamment ceux de l’Inspection régionale de la Femme, de la Famille et des Solidarités.
Prenant la parole au nom de la gouverneure de la ville de Conakry, le secrétaire général de la commune de Matoto, Mamady Nabé, a souligné que « les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants constituent un véritable fléau qui compromet l’avenir des femmes et des enfants et continue de faire de nombreuses victimes dans notre pays ».

Il a félicité les responsables communautaires pour leur engagement en faveur de l’abandon de ces pratiques néfastes, tout en renouvelant l’engagement du Gouvernorat de la ville de Conakry à promouvoir et à protéger les droits des femmes et des enfants.
« Malgré les efforts louables et les progrès enregistrés au cours des dernières années, la situation des femmes et des enfants demeure une préoccupation majeure au XXIᵉ siècle. Le chemin reste encore long pour garantir à toutes les femmes, aux filles et aux enfants une protection effective contre l’exploitation, les violences, les pratiques sociales néfastes et toutes les formes de violation de leurs droits », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général a également transmis les remerciements de la gouverneure de la ville au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’au Premier ministre, Amadou Oury Bah, pour les réformes et les stratégies engagées en faveur de la promotion des droits des femmes et des enfants.
Il a, en outre, salué l’accompagnement du Système des Nations Unies, notamment du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), ainsi que celui des organisations non gouvernementales et des partenaires au développement pour leurs appuis techniques et financiers en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants.

Le Directeur des micro-réalisations (DMR) de la commune de Matoto, Mamadouba Camara, a rappelé que les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants sont des pratiques préjudiciables, condamnées aussi bien par l’État guinéen que par les conventions internationales relatives aux droits de l’homme.
Il a pris l’engagement de veiller au respect des décisions issues de cette déclaration publique et de poursuivre les actions de sensibilisation aux côtés du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités.
Représentant la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, l’Inspectrice régionale, Mme Fofana Finie Sylla, a remercié le président de la République pour son leadership, ainsi que le Premier ministre pour les efforts consentis en faveur de la promotion et de la protection des droits des femmes guinéennes.
Selon elle, « les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants sont reconnus au niveau international comme des violations des droits fondamentaux de la personne. Ce sont des pratiques néfastes qui entraînent de graves conséquences sur la santé physique, mentale et sexuelle des victimes ».
Elle a invité l’ensemble des acteurs nationaux, les leaders communautaires, les organisations de la société civile et les partenaires au développement à unir leurs efforts afin d’éradiquer définitivement ces pratiques et de mieux protéger les couches les plus vulnérables.

Au nom des populations, les chefs des quartiers de Matoto Centre, Mohamed Lamine Camara, et de Matoto Marché, Lamine Kaba, ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour l’abandon des mutilations génitales féminines et des mariages d’enfants dans leurs communautés.
Ils ont signé une déclaration d’engagement par laquelle ils s’obligent à veiller au respect de cette décision communautaire et à dénoncer tout cas de mutilation génitale féminine ou de mariage d’enfant enregistré dans leurs quartiers respectifs.
La troisième journée des cérémonies de déclaration publique d’abandon des mutilations génitales féminines et des mariages d’enfants est prévue le mercredi 8 juillet 2026 dans la commune de Matam.
Junior Soumah
Pour www.conakrylive.info

