
Avec sa plateforme de monnaie électronique, une fintech locale se propose de rendre les services financiers modernes accessibles au plus grand nombre.
Par Marwa Dellagi
<div class="content" style="box-sizing: inherit; margin: 0px; color: rgb(74, 74, 74); font-family: BlinkMacSystemFont, -apple-system, " segoe="" ui",="" roboto,="" oxygen,="" ubuntu,="" cantarell,="" "fira="" sans",="" "droid="" "helvetica="" neue",="" helvetica,="" arial,="" sans-serif;="" font-size:="" 16px;="" word-spacing:="" 1px;="" background-color:="" rgb(255,="" 255,="" 255);"="">Effectuer un transfert d'argent, régler une facture ou payer un achat en ligne depuis un téléphone mobile reste encore difficile pour une partie de la population guinéenne. Avec sa plateforme de monnaie électronique et sa carte Visa, la fintech locale « PayCard » entend rendre les services financiers modernes accessibles au plus grand nombre.
Fondée en 2015 par Fatou Diarra et les membres de sa fratrie, « PayCard » est devenue la première fintech guinéenne agréée par la Banque centrale de la République de Guinée pour l'émission et la distribution de monnaie électronique.
La plateforme propose un ensemble de services financiers numériques réunis au sein d'une même application. Les utilisateurs peuvent notamment effectuer des transferts d'argent nationaux et internationaux, payer leurs factures, acheter du crédit téléphonique, réaliser des paiements en ligne ou encore utiliser une carte Visa adossée à leur compte.
L'enjeu dépasse la simple digitalisation des paiements
Pour Fatou, l'enjeu dépasse la simple digitalisation des paiements. La startup s'est donnée pour mission de rapprocher les services financiers des populations qui restent encore peu ou pas bancarisées, en leur offrant des solutions simples, sécurisées et accessibles depuis un téléphone mobile.Afin de renforcer son offre, PayCard s'appuie sur plusieurs partenariats stratégiques. La fintech a lancé sa carte Visa en 2023 grâce à une collaboration avec Visa Inc. et travaille également avec l'entreprise internationale de technologie financière spécialisée dans les paiements internationaux, « Thunes », tout en développant des synergies avec plusieurs banques locales afin de faciliter l'interopérabilité de ses services.
« Malgré l'essor du numérique en Guinée, de nombreux particuliers et petites entreprises continuaient à rencontrer des difficultés pour accéder à des services financiers adaptés à leurs besoins quotidiens, indique Fatou dans un entretien accordé à la dpa.
Rapprocher les services financiers des populations
« Nous avons donc voulu créer une solution capable de rapprocher les services financiers des populations tout en répondant aux nouveaux usages numériques. Notre ambition était de permettre aux particuliers comme aux entreprises d'effectuer leurs opérations financières avec davantage de simplicité, de sécurité et d'autonomie », ajoute-t-elle.Au fil des années, la fintech a enregistré une progression continue de sa base de clients, de son réseau de partenaires et de ses volumes de transactions. Selon sa fondatrice, les utilisateurs bénéficient particulièrement de la simplicité des opérations, de la rapidité des paiements et de la possibilité d'effectuer des transactions locales ou internationales sans dépendre des circuits bancaires traditionnels.
La fintech poursuit aujourd'hui l'élargissement de son offre et le renforcement de ses partenariats afin d'accélérer l'adoption des paiements électroniques auprès des particuliers, des commerçants et des entreprises. « À terme, nous aspirons à étendre notre présence au-delà des frontières guinéennes, à développer des solutions toujours plus innovantes et à démontrer que des technologies conçues en Afrique peuvent répondre efficacement aux besoins du continent tout en créant de la valeur pour les populations et les économies locales », conclut Fatou.
