
A l'instar des observateurs attentifs de la marche du monde, nous scrutons avec une acuité singulière les soubresauts qui agitent les terres de Perse depuis le 28 février 2026. Cette date marque le déclenchement de l'opération militaire conjointe des États-Unis et d'Israël contre les Mollahs d'Iran dans une course effrénée vers le seuil atomique.
Pour prendre la pleine mesure de cette confrontation titanesque, il convient d'opérer un indispensable flashback car, comme vous le savez, Donald Trump avait par un avertissement prémonitoire alerté sur la reprise du programme nucléaire iranien.
Là-dessus, à chacun son latin. Mais pour ma part, il m'apparaît que l'aube d'un monde expurgé de ses tyrannies est une promesse enfin factuelle. Oui, j'insiste sur ce terme de factuelle ! Pour moi, le 24 février 2026 s'inscrit d'ores et déjà dans les annales comme l'instant solennel où Washington a entrepris de redessiner la cartographie des équilibres planétaires au nom d'un idéal de civilisation supérieure.
Lors de son adresse sur l'état de l'Union sous les voûtes du Capitole, le président Trump, républicain dans l'essence, la vigueur du geste et l'inflexibilité du verbe, à l'opposé d'une fermeté d'airain aux ambitions démesurées de ceux que l'on nomme les Mollahs de la politique.
En martelant qu'il ne tolérerait jamais que ce foyer d'instabilité et gros prédateur des droits civiques depuis quarante ans accède au seuil au nucléaire, il a adopté une posture de sage autorité. Ce positionnement frappé au sceau de la raison d'État sonne le verre d'une récréation diplomatique dont l'excessive longévité n'avait que trop servi les desseins de ces régimes prédateurs. Cependant, cette restauration de la sécurité s'incarne en un homme souvent pris à partie pour ses dérives, et c'est précisément là que réside la force de la démocratie et de ces « institutions fortes » chères à Barack Obama, capables de résister à l'humeur des hommes. Et c'est sur ce socle institutionnel que les États-Unis et Israël cheminent désormais de concert en s'érigeant en remparts contre l'obscurantisme.
L'objectif de cette alliance sacrée est d'en finir avec les systèmes d'oppression, comme en témoigne la sorte du dictateur vénézuélien Nicolas Maduro, traduit devant les tribunaux américains après la neutralisation de ses dispositifs de défense, serviteur désormais de miroir aux velléités de tous les pouvoirs intolérants.
N'en déplaise aux thuriféraires et aux soutiens inconditionnels de cette théocratie prédatrice dont les agissements constituant une négation flagrante des libertés fondamentales et de la dignité humaine, dans ce nouvel ordre où la puissance sert de bouclier permanent, le temps des compromis est révolu au profit d'une ère de fraternité universelle.Je l'ai dit.
Par Alpha Abdoulaye Diallo
dans Le Populaire du 9 mars 2026
