
Sa solution numérique ambitionne de réunir, au sein d'une interface unique, l'ensemble des services de transport urbain existants, qu'ils soient formels ou artisanaux.
Faciliter les déplacements dans les villes africaines en rendant la mobilité plus accessible, plus fiable et plus connectée : tel est l'objectif de la plateforme de mobilité urbaine lancée par l'entrepreneur ivoirien Will Pensy. Baptisée « Jelani », la plateforme ambitionne de réunir, au sein d'une interface unique, l'ensemble des services de transport urbain existants, qu'ils soient formels (bus, transport lagunaire) ou artisanaux, à l'image des minibus « gbaka » et des taxis communaux « wôrô-wôrô ».
Elle vise à rendre ces services plus visibles, interconnectés et prévisibles, tout en respectant les usages locaux et les réalités économiques du terrain. Ciblant en priorité les habitants des grandes agglomérations africaines (travailleurs, étudiants et commerçants), la solution entend répondre aux difficultés quotidiennes liées aux transports collectifs artisanaux, marquées par des conditions précaires, un manque de fiabilité et une perte de temps considérable.
« Ces moyens de transport représentent la colonne vertébrale du système de mobilité urbaine d'Abidjan. Mais, aussi essentiels soient-ils, ils restent informels, sous-optimisés et invisibles numériquement. L'idée de Jelani est née de cette frustration, mais aussi d'une conviction profonde : nous n'avons pas besoin de copier les modèles européens ou asiatiques », ajoute l'ingénieur en génie civil.
Actuellement en phase de pré-déploiement, la start-up structure son offre avec des partenaires de transports locaux et prépare des tests pilotes à Abidjan, notamment sur l'axe dépendant de la capitale économique à sa périphérie, dont Bonoua et Grand-Bassam.
« Nous souhaitons valider le concept auprès des usagers et démontrer la viabilité économique du modèle. Cette phase doit ouvrir la voie à une levée de fonds en amorçage afin d'accélérer le déploiement et d'étendre progressivement la couverture géographique de la plateforme », souligne-t-il.
dpa
Elle vise à rendre ces services plus visibles, interconnectés et prévisibles, tout en respectant les usages locaux et les réalités économiques du terrain. Ciblant en priorité les habitants des grandes agglomérations africaines (travailleurs, étudiants et commerçants), la solution entend répondre aux difficultés quotidiennes liées aux transports collectifs artisanaux, marquées par des conditions précaires, un manque de fiabilité et une perte de temps considérable.
Une solution pensée à partir des réalités africaines
« En tant qu'Africain ayant grandi entre la Côte d'Ivoire et la France, j'ai toujours été frappé par le contraste entre des systèmes de transport structurés et interconnectés en Europe et la désorganisation persistante de la mobilité urbaine dans de nombreuses villes africaines. Pourtant, nos territoires disposent déjà de solutions locales, comme les minibus et les taxis communaux », indique Will Pensy dans un entretien accordé à la dpa.« Ces moyens de transport représentent la colonne vertébrale du système de mobilité urbaine d'Abidjan. Mais, aussi essentiels soient-ils, ils restent informels, sous-optimisés et invisibles numériquement. L'idée de Jelani est née de cette frustration, mais aussi d'une conviction profonde : nous n'avons pas besoin de copier les modèles européens ou asiatiques », ajoute l'ingénieur en génie civil.
Actuellement en phase de pré-déploiement, la start-up structure son offre avec des partenaires de transports locaux et prépare des tests pilotes à Abidjan, notamment sur l'axe dépendant de la capitale économique à sa périphérie, dont Bonoua et Grand-Bassam.
« Nous souhaitons valider le concept auprès des usagers et démontrer la viabilité économique du modèle. Cette phase doit ouvrir la voie à une levée de fonds en amorçage afin d'accélérer le déploiement et d'étendre progressivement la couverture géographique de la plateforme », souligne-t-il.
dpa
