Pour la Malienne Hawa Togo, l’arachide est une affaire de famille

2/9/2021

Hawa Togo est la promotrice d’une entreprise qui tire son nom des surnoms de ses parents, qui lui ont transmis la passion pour la plante de l’arachide.

En créant son entreprise, la Malienne Hawa Togo a voulu perpétuer une vieille passion familiale pour la plante d’arachide. Fille d’un cultivateur d’arachides, la jeune femme de 22 ans est la promotrice de « Dida », une marque agroalimentaire spécialisée dans la production d’huile d’arachide 100 pour cent naturelle et la transformation de ses dérivés en divers produits comme les biscuits et les cacahuètes.

« La marque Dida trouve son inspiration dans l’histoire de mes parents. Mon père surnommé Di fut l’un des premiers cultivateurs à se lancer dans la production d’arachides, en grande quantité, dans son village. Autrefois, très peu d’agriculteurs cultivaient l’arachide et lorsqu’ils le faisaient, c’est uniquement pour nourrir leurs familles. Aujourd’hui, grâce à son initiative, la donne a changé », raconte Hawa dans un entretien accordé à la dpa.




Selon elle, les agriculteurs cultivent désormais cette légumineuse sur des hectares. Ils le font non seulement pour la consommation mais aussi pour la commercialisation. « Mon entreprise s’inspire aussi de la passion de ma mère envers l’arachide. Femme au foyer, ma maman que j’ai communément l’habitude d’appeler Da appréciait énormément l’huile d’arachide et ses bienfaits nutritionnels », explique-t-elle encore.

Titulaire d’un master en gestion des projets et management de qualité, la jeune femme a lancé son entreprise en janvier dernier, dans l’objectif de pouvoir contribuer à la croissance de l’économie du Mali à travers le secteur industriel et de proposer aux consommateurs des produits naturels de qualité et « 100 pour cent made in Mali ».

« Au Mali, le besoin de consommation en huiles alimentaires a été estimé à 10,056 tonnes par mois, en 2019. La plupart de ces huiles sont importées, et pourtant notre pays produit suffisamment de matière première. Au lieu de les exporter pour ensuite racheter les produits finis, il est nécessaire de les transformer en des produits "Made in Mali" », observe Hawa.

L’entreprise Dida, dont le chiffre d’affaires actuel est de 200.000 Francs CFA (305 euros) par mois, est actuellement en phase de recherche de visibilité sur le marché local. Elle souhaite à terme exporter ses produits vers l’étranger.

DPA,

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