
Les flux illicites d'armes alimentent l'insécurité au Sahel.
Le Mali, pays sahélien confronté à une prolifération préoccupante d'armes légères, alimentée en grande partie par des trafics transfrontaliers dans un contexte de conflits jihadistes et de violences intercommunautaires, a formé, avec l'appui de l'Allemagne, des agents de première ligne de la douane et de la police à l'utilisation de scanners à rayons X afin de renforcer la détection du trafic illicite d'armes, de munitions et d'explosifs.
La formation, tenue à Bamako et financée par l'ambassade d'Allemagne, a été organisée en partenariat avec le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour l'Afrique de l'Ouest et centrale.
L'objectif est de « renforcer la sécurité et la stabilité du Mali et de l'ensemble de la région », a indiqué l'ambassade allemande. Depuis 2012, le Mali fait face à une forte augmentation de la circulation d'armes légères et de petit calibre (ALPC), largement alimentée par des réseaux de trafic transfrontalier, dans un contexte marqué par des violences jihadistes et des tensions intercommunautaires persistantes.
D'après des études de l'ONUDC et du Small Arms Survey, plus de 70 pour cent des saisies d'armes au Mali proviendraient de circuits illégaux, notamment en provenance de Libye et d'autres pays d'Afrique de l'Ouest. Dans ce contexte, Bamako entend renforcer l'efficacité des points de passage frontaliers afin de mieux lutter contre les réseaux criminels.
Les scanners à rayons X permettent d'identifier, sans ouverture systématique des cargaisons, les signatures caractéristiques des munitions, des composants d'engins explosifs improvisés (EEI) et des armes dissimulées. Dans un pays aux frontières vastes et difficiles à contrôler, ces outils technologiques apparaissent comme un levier clé pour compenser le manque de ressources humaines et limiter l'approvisionnement des groupes armés non étatiques.
dpa
La formation, tenue à Bamako et financée par l'ambassade d'Allemagne, a été organisée en partenariat avec le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour l'Afrique de l'Ouest et centrale.
L'objectif est de « renforcer la sécurité et la stabilité du Mali et de l'ensemble de la région », a indiqué l'ambassade allemande. Depuis 2012, le Mali fait face à une forte augmentation de la circulation d'armes légères et de petit calibre (ALPC), largement alimentée par des réseaux de trafic transfrontalier, dans un contexte marqué par des violences jihadistes et des tensions intercommunautaires persistantes.
Plus de 70 pour cent des armes saisies au Mali proviendraient de circuits illégaux
Les flux illicites d'armes alimentent l'insécurité au Sahel, où le détournement d'équipements provenant des forces armées nationales constitue l'une des principales sources d'approvisionnement des groupes armés non étatiques, selon l'ONUDC.D'après des études de l'ONUDC et du Small Arms Survey, plus de 70 pour cent des saisies d'armes au Mali proviendraient de circuits illégaux, notamment en provenance de Libye et d'autres pays d'Afrique de l'Ouest. Dans ce contexte, Bamako entend renforcer l'efficacité des points de passage frontaliers afin de mieux lutter contre les réseaux criminels.
Les scanners à rayons X permettent d'identifier, sans ouverture systématique des cargaisons, les signatures caractéristiques des munitions, des composants d'engins explosifs improvisés (EEI) et des armes dissimulées. Dans un pays aux frontières vastes et difficiles à contrôler, ces outils technologiques apparaissent comme un levier clé pour compenser le manque de ressources humaines et limiter l'approvisionnement des groupes armés non étatiques.
dpa
