Service national des Bourses extérieures : le ministre dévoile les combines et s’engager à apporter des corrections

24/12/2021

Ce jeudi 23 décembre, le ministre de l'éducation pré-universitaire et de l'Alphabétisation Guillaume Hawing était en conférence de presse à Conakry,

Durant la rencontre les hommes de médias, il a abordé plusieurs sujets dont entre autres: la décision relative à l'interdiction et à l’usage des téléphones, les décisions relatives aux attroupements devant les écoles où les élèves qui divaguent pendant les heures du cours, les examens nationaux, les questions relatives aux boursiers franco-arabes, etc.

Sur la question relative aux boursiers guinéens, c’est l’attaché de presse du ministre qui a pris la parole pour faire l’état de lieux du dossier/

Dans ses explications, Dayon Camara a ressorti quelques anomalies et magouilles entretenues par les anciens ministres du département.

« Nous avons eu des entretiens avec l'ensemble des parties prenantes, à savoir (office national des bourses extérieurs) l'ONAB, l'ambassade de Maroc en Guinée, et l'agence des coopérations internationales qui octroie des bourses. Au terme de ces entretiens, les constats ci-après se dégagent, pour l'année 2021- 2022, pour l'année académique et en ce qui concerne les bourses universitaires, il y a 180 places qui ont été accordées à la Guinée.

Les dossiers remontés il y a 302 dossiers qui ont été soumis à l'autorité marocaine. Au retour 170 lauréats ont été sélectionnés, il restait 10 places. M. le ministre a eu des entretiens avec les responsables de l'Agence Marocain de Coopération Internationale, il est ressorti que les 10 places qui n'ont pas été attribuées fait une habitude qui est instauré entre l'ambassade de Guinée au Maroc, l’ONAB et les marocains pour que les 10 la soient attribuées autrement que sur la base de la liste soumise qui concerne les lauréats (les 100 premiers) de chaque option. Il nous a été aussi constaté qu' il n' y a eu des élèves qui répondent effectivement à tous les critères que ce soit les critères d’âges ou des moyennes. Là aussi, M. le ministre cherche à savoir pourquoi ? Et il nous a été donné de constater qu’il y avait une différence entre la liste des 100 premiers qui ont été envoyés et la liste sur laquelle les sélections ont été faites. C'est ce qui expliquait le cas de la République en sciences mathématiques de cette année qui a 18 ans, qui a 16,15 de moyenne mais qu'il ne s'est pas retrouvée parmi les lauréats. Donc cela été un point de recherche et M. le ministre s'est rendu compte qu' effectivement l'agence marocaine n’a pas reçu le nom de cette fille ».

Et de poursuivre « les cas spécifiques des lauréats en franco-arabe il est important de noter qu'ils nous ont dit que depuis 2012, ils n'ont jamais dit qu'ils ne vont pas recevoir la liste des Franco arabe. L'ambassade l'a dit à Conakry ici on est allé plus loin, l'agence Marocaine de coopération internationale a confirmé que ça ne vient pas d'eux. Pour preuve avec l'intervention de M. le ministre on a pu aujourd'hui débloquer la situation. Ils ont pris pour un premier temps quatre élèves franco arabe pour montrer leur bonne fois. Ce n'est pas eux, c’est parce que la liste n'a pas été déposée à leur niveau de sélection. Aussi les 10 places restantes, M. le ministre a donné des instructions fermes de regarder sur la base de classement, de renvoyer les 10 noms qui répondaient aux normes. ça aussi c'est fait depuis 48 heures. Donc nous attendons la réaction de la partie marocaine ».

Très déçu, le ministre a déploré cette situation et s'est engagé à y remédier. « Voici ce que nous avons trouvé comme problème. Ce problème il est réel ce n’est pas un problème qui est entretenu par l'éducation. L'ONAB ne relève pas de l'éducation mais à la présidence de la république. La mission a été confiée à l'éducation et nous avons mené nos enquêtes. Qu'est-ce qu'il veut dire? La liste des boursiers que le service examen dépose, il se trouve que ce n'est pas cette liste exactement qui se trouve là-bas au Maroc. On ne sait pas ce qui se passe, nous avons fait une vidéoconférence nous avons dicté nom par nom, nous nous sommes rendus compte que la liste qui est déposée n'est pas de nous (de l’éducation). Sur la liste qu’ils détiennent là-bas et la nôtre, ici il y a des petites modifications. Il vous a dit que la République n'est pas sur cette liste, c'est un autre nom qui est là. C'est quelque chose qui existait que nous avons trouvé là », indique le ministre.

Par ailleurs, le ministre s’est engagé à régler cette situation qui n’honore pas le système éducatif guinéen. « Donc cela veut dire que c'est sont des pratiques courantes qui se passaient ici, au début quand moi j'étais au dehors je ne croyais pas en ces choses, mais quand on a dicté nom par nom, on s'est rendu compte qu'il y a un nom qui ne figure pas. Et ce n'est n'est pas le seul cas, ensuite il nous a expliqué que le Maroc a octroyé 180 bourses mais ils n'ont déclaré que 170 ou sont passés les 10 autres noms », s’est-il interrogé.

Et le ministre de préciser « nous on a voulu comprendre j’ai posé la question. Est-ce que c'est seulement le cas guinéen ou c'est comme ça que tous les autres pays font. On dit non, c'est donc pour dire qu'il y a des élèves guinéens, des bourses guinéens qui travaillent dur, ils passent toute la nuit à travailler mais qu'ils ne se retrouvent pas là-bas qui pouvaient être au Maroc. Voilà aussi des choses que nous avons trouvé en place et nous allons rectifier, et automatiquement j'ai donné des instructions ces dix noms nous nous allons proposer la liste par l'ordre de mérite tous ceux qui répondent aux critères âge et moyenne, iront étudier au Maroc ».

Ibrahima Sory Camara
621269981


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