Warakhalan : les habitants d’un village proche du projet Souapiti contraints de quitter sans aucune mesure d'accompagnement

3/11/2021

Après le tremblement de terre qui a causé beaucoup de dégâts à Warakhalan un district relevant de la Sous-préfecture de Bangouyah, préfecture de Kindia, la semaine passée les habitants ont décidé d'abandonner leurs champs et quitter le lieu sans qu aucune mesure d'accompagnement du projet de Souapiti.

Des témoignages recueillis par notre reporter ce lundi 1er novembre, les habitants de ce village déclarent être contraints d'abandonner leurs récoltes en quittant les lieux afin de sauver leur vie.

Bagage en main, Fatou Sylla, malvoyante, nous a expliqué la scène « nous avons décidé de quitter ici aujourd'hui c'est pour sauver nos vies qui est en danger. Parce que les responsables du projet Souapiti sont venus nous recenser ici et nous et nos arbres fruitiers. Personnellement j'ai eu 30.000.000 de francs guinéens pour mes deux maisons (chambre salon). Plus la maison de mon beau-frère évaluée à 7.000.000 fg et moi je suis aveugle mon mari est décédé il a laissé des enfants avec moi aujourd'hui je suis malade, or nos maisons commencent à être envahies par l’eau. Nous n’avons pas les moyens donc avant qu'on ne reste ici alors que nous sommes à 10 m de l'eau on a décidé de partir. On a pas d'eau potable pour avoir de l'eau il faut prendre la pirogue pour parcourir des distances pour avoir de l'eau. C'est pourquoi il faut que les nouvelles autorités du CNRD nous aident sinon nos vies sont menacées », a martelé la victime.

Quant à Mamadouba Sylla, une autre victime, il ajoute « il faut que nous libérions ici parce qu'aujourd'hui quand tu es dans ton salon, tu sens l'eau monter chaque fois. On a des petits enfants et on ne sait pas où aller. Quand le projet est venu nous recenser, ils ont montré la limite de l'eau mais aujourd'hui l'eau a dépassé longtemps, nous sommes inquiets pour nos vies. Mon champ de manioc, maïs, riz et d'arachide sont complètement avalés par l'eau on a rien à manger, plus de récolte pour nous cette année désormais. C'est pourquoi nous demandons aux nouvelles autorités de nous venir au secours nous nous sommes sacrifier pour le pays, mais l'ancien régime nous a créé des problèmes. Aujourd'hui nous sommes à 10 m de l'eau et elle ne fait que monter nuit et jour».

Ibrahima Sory Camara
621269981

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